








Mon grand-père a travaillé une très grande partie de sa vie dans une usine de fonderie à Foug. Etant un lieu difficile d’accès au public, je me suis toujours imaginé les lieux avec ce qu’il en disait. Tandis qu’il avait majoritairement côtoyé les intérieurs chauds, sombres et bruyants ; j’avais pour ma part, côtoyé uniquement les alentours qui étaient quand-à-eux, tempérés, lumineux, et calmes. J’ai par la suite à mon tour pu franchir les portes de cette usine et me confronter à ces histoires que j’avais longuement entendu. J’ai croisé ma vision de cette usine avec celle de mon grand-père. Les images se présentent en diptyque et ainsi on peut lire les deux récits du même lieu à travers un regard différent. D’un côté il y a ce regard plus restreint autour des habitations ; dans laquelle l’usine est perdue dans le paysage. Et de l’autre, un point de vue où l’usine représente le décor complet.